Et comme ce sont surtout les personnes qui possèdent le moins d’argent qui jouent dans l’espoir de devenir riche, Thomas Amadieu n’hésite pas à parler « d’une taxe sur les pauvres ». Lire notre article Pourquoi tu seras toujours perdant Il n’y a pas d’études sérieuses en France qui donnent un chiffre précis sur ce que coûtent les jeux d’argent à la société. Néanmoins, Thomas Amadieu liste les coûts directs et indirects du jeu d’argent et réalise sa propre estimation.
- Selon le Parisien du 18 août 2001, 45 % des adultes français ont fréquenté au moins une fois un casino et 41 % des habitués sont des inactifs (sans emploi ou retraités), proportion nettement plus élevée qu'à la Française des jeux (24 %). Concernant les machines à sous, une étude du sociologue Jean-Pierre Martignoni-Hutin révèle que si le plus gros des effectifs se situe dans la classe des adultes de 30 à 50 ans (37 %), les personnes ayant passé la cinquantaine (51-70 ans) pèsent autant que les moins de trente ans (29 % chacun). Près de 60 % (59,4 %) exercent une activité professionnelle et 76 % possèdent un diplôme de niveau égal ou supérieur aux CAP-BEP ou BEPC. Des écarts importants existent entre les mises moyennes engagées par les joueurs selon le type de jeu : - 30 F pour la Française des jeux - 60 F pour le PMU 19( * ) - 250 F pour les machines à sous, dont la clientèle est pourtant moins huppée que celles des jeux traditionnels des casinos, preuve du caractère particulièrement addictif de ces engins. L'espoir de gains particulièrement importants fait rêver les uns.
Le nombre de gagnants millionnaires a été en 2000 de : - 598 pour la Française des Jeux ; - 187 au PMU. D'autres préfèrent gagner plus souvent des sommes moins élevées. C'est possible avec des jeux comme : • deux-sur-quatre du PMU (250 F de gain moyen pour une mise de 20 F) ; • banco, morpion et vegas dont un ticket sur quatre, à peu de chose près, est gagnant ; • enfin, les machines à sous des casinos, si l'on résiste à la tentation de réinvestir ses gains, pour tenter sa chance (très faible) de toucher le « jackpot ». Votre rapporteur n'a pu recueillir de statistique permettant de mesurer, pour les trois principales catégories d'opérateurs, la fréquence et le montant moyen des gains. Concernant les autres motivations des joueurs figurent le caractère distrayant et la convivialité (citée par plus de 70 % des sondés d'une étude du PMU sur le marché des jeux et sa clientèle tandis que M.
Martignoni-Hutin souligne, à propos des machines à sous, le rôle de la sociabilité et de la famille dans l'initiation ludique). La simplicité et la facilité d'accès ont aussi leur importance. Elles font défaut aux jeux traditionnels des casinos et les cantonnent à une clientèle restreinte. L'émotion que provoque le spectacle des courses, vécu en direct sur les hippodromes ou grâce à la télévision, constitue un atout particulier pour le PMU. - 34 % seulement des joueurs de la Française jouent une fois par semaine ; - en revanche, 32,5 % des adeptes des machines à sous jouent plusieurs fois par semaine et 5,7 % tous les jours ; - quant à la clientèle du PMU, elle comporte 47 % de joueurs hebdomadaires dont : 22 % qui jouent une fois par semaine 22 % plusieurs fois et 3 % tous les jours. Selon lui, les jeux d’argent pourraient coûter jusqu’à 15,5 milliards d’euros par an à l’État. Bien sûr, ce chiffre demanderait à être vérifié par une étude approfondie. Son estimation comprend des coûts en lien directs avec les problèmes d’addiction tels que les soins psychiatriques, les thérapies de groupe, le traitement pour se soigner, les services pour gérer les dettes des joueurs, les problèmes de criminalité (frais de police), la politique de prévention, mais aussi les coûts indirects sur la vie personnelle et professionnelle des joueurs et de leur entourage comme l’absentéisme au travail ou encore les divorces, les violences verbales ou physiques, les torts causés aux victimes de crimes. Bref, comme tu peux le constater, les conséquences d’une addiction aux jeux d’argent coûtent cher à tout le monde. Imagine un instant… et si tu arrêtais de jouer aux jeux d’argent ?
Et comme ce sont surtout les personnes qui possèdent le moins d’argent qui jouent dans l’espoir de devenir riche, Thomas Amadieu n’hésite pas à parler « d’une taxe sur les pauvres ». Lire notre article Pourquoi tu seras toujours perdant Il n’y a pas d’études sérieuses en France qui donnent un chiffre précis sur ce que coûtent les jeux d’argent à la société. Néanmoins, Thomas Amadieu liste les coûts directs et indirects du jeu d’argent et réalise sa propre estimation. Selon lui, les jeux d’argent pourraient coûter jusqu’à 15,5 milliards d’euros par an à l’État. Bien sûr, ce chiffre demanderait à être vérifié par une étude approfondie.
Son estimation comprend des coûts en lien directs avec les problèmes d’addiction tels que les soins psychiatriques, les thérapies de groupe, le traitement pour se soigner, les services pour gérer les dettes des joueurs, les problèmes de criminalité (frais de police), la politique de prévention, mais aussi les coûts indirects sur la vie personnelle et professionnelle des joueurs et de leur entourage comme l’absentéisme au travail ou encore les divorces, les violences verbales ou physiques, les torts causés aux victimes de crimes. Bref, comme tu peux le constater, les conséquences d’une addiction aux jeux d’argent coûtent cher à tout le monde. Imagine un instant… et si tu arrêtais de jouer aux jeux d’argent ? Cet argent que tu donnes aux opérateurs et à l’État, tu pourrais le garder pour toi ! Alors, combien d’argent économiserais-tu si tu arrêtais de jouer ?
Tu seras peut-être surpris de la somme que tu pourrais accumuler en quelques mois. Réduire sa consommation ou arrêter, c’est possible. Imagine ce que tu pourrais faire avec cet argent ? Joueurs Info Service répond à vos questions Joueurs Info Service répond à vos questions Le témoignage d'un joueur nous aide à comprendre comment on tombe dans l'addiction et les voies pour en sortir. Vous pouvez utiliser les dispositifs qui existent pour vous faire interdire des lieux et des site.. Cet argent que tu donnes aux opérateurs et à l’État, tu pourrais le garder pour toi ! Alors, combien d’argent économiserais-tu si tu arrêtais de jouer ? Tu seras peut-être surpris de la somme que tu pourrais accumuler en quelques mois. Réduire sa consommation ou arrêter, c’est possible. Imagine ce que tu pourrais faire avec cet argent ? Joueurs Info Service répond à vos questions Joueurs Info Service répond à vos questions Le témoignage d'un joueur nous aide à comprendre comment on tombe dans l'addiction et les voies pour en sortir. Vous pouvez utiliser les dispositifs qui existent pour vous faire interdire des lieux et des site.. Quelques pistes pour vous débarrasser des sites de casino en ligne.. Vivre des périodes de reprise de jeu alors que l’on souhaite arrêter peut être très décourageant... Réaliser une étude d'ensemble sur les jeux de hasard et d'argent, même limitée à la France, est assurément une tâche difficile en raison : - du caractère très évolutif des activités en cause, - du manque de données disponibles et d'analyses à leur sujet, - enfin, de leur complexité et de celle de la législation et de la réglementation qui leur sont applicables. Les situations respectives des principales catégories d'opérateurs diffèrent sur certains points importants. Mais, sous d'autres aspects, elles comportent des similitudes ou des convergences liées à de nouvelles formes de concurrence (chapitre premier). Il s'agit, d'autre part, d'activités qui, malgré leur importance et leur croissance, demeurent relativement méconnues (chapitre deux). La politique actuelle des jeux, enfin, est-elle adaptée aux profondes mutations, actuelles ou prévisibles, de ce secteur ? Les principales différences entre les trois principaux secteurs intéressés concernent : - l'offre et la demande de jeux, - l'impact de ces activités, - la situation des opérateurs (statuts et structures, relations avec l'administration). A l'origine, les offres et la clientèle des trois principales catégories d'opérateurs de jeux en France étaient nettement différenciées. Bien qu'ils tendent depuis quelques années à s'atténuer, ces clivages continuent cependant d'exister dans une assez large mesure. Bien qu'une certaine diversification des offres et des conditions dans lesquelles elle sont proposées finissent par les conduire à se concurrencer quelque peu (voir plus loin), celles-ci conservent la marque de leur différenciation d'origine, analysée par le conseil de la concurrence dans sa décision du 5 mars 2001 16( * ) . Ce dernier cas bonus de bienvenue casino sans depot y considère, en effet, que « les offres de jeux proposées par la Française des Jeux, le PMU et les casinos ne sont pas substituables entre elles ». Le Conseil distingue les jeux de « hasard partiellement maîtrisé » du PMU de ceux, de « hasard pur », proposés par les casinos et la Française des jeux.
| Nom du jeu | Prix du ticket (€) | Gain maximum (€) | Taux de retour | Date de lancement |
|---|---|---|---|---|
| Cash | 2 | 20 000 | 68% | 2022 |
| Millionnaire | 5 | 1 000 000 | 72% | 2021 |
| Astro | 3 | 50 000 | 70% | 2023 |
| Rapido | 1 | 10 000 | 65% | 2024 |
Les résultats des paris peuvent être influencés, pour les premiers, par les connaissances et les analyses des joueurs susceptibles d'infléchir, dans une certaine mesure, la loi des probabilités. S'agissant des seconds, la diffusion sur tout le territoire des produits de la Française des Jeux contraste avec celle, géographiquement limitée, des activités des casinos qui en sont donc bien distinctes. En tout état de cause, le PMU possède le monopole des paris sur les courses de chevaux, et les casinos (pour le moment) celui de l'exploitation des machines à sous. Les paris à cote étant interdits en France, au bénéfice, exclusif, de systèmes mutualisés, les seuls jeux relatifs aux courses de chevaux autorisés appartiennent à la catégorie des jeux de répartition. En revanche, la majeure partie des jeux traditionnels des casinos sont des jeux de contrepartie (de cartes, de dés ou, surtout, de roue). La Française propose les deux sortes de jeu : le Loto (plus d'un quart des mises en 2000) est un jeu de répartition ; le Keno et le Rapido (près de 20 % à eux deux) sont des jeux de contrepartie.
La spécificité de ses offres, dont le renouvellement est particulièrement rapide, n'en est pas moins marquée (notamment avec les jeux de grattage, dont elle a l'apanage ou comme Keno et Rapido qui allient la chance à une certaine réflexion dans la prise de risque). Mis à part certains cas casino en ligne 2026 france jeux de cartes pratiqués aussi dans les cercles, les casinos ont également le monopole de leurs produits, tout comme les sociétés de courses. Une autre différence, sélective, entre les offres des principaux opérateurs, peut être constatée au niveau des taux de redistribution des mises des joueurs. Différents selon les prix et variant au gré du hasard, pour les jeux de contrepartie, ceux-ci sont globalement les suivants : (1) Source : rapport d'activité 2000 (2) Source : syndicat « Casinos de France » Ces résultats peuvent exercer un effet plus ou moins attractif sur les joueurs mais ce n'est pas le seul élément qui entre en ligne de compte : l'espérance de gains dépend de leur fréquence, elle-même liée à leur montant.
A chaque type de jeu (plus ou moins addictif) correspond un profit de joueur. La décision, précitée, du conseil de la concurrence considère que « le profil sociologique des joueurs et le montant moyen des mises conduisent à distinguer entre des catégories de clientèle différentes ». - Ainsi, les deux tiers de nos concitoyens jouent aux jeux de la Française des jeux.
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Il s'agit, d'autre part, d'activités qui, malgré leur importance et leur croissance, demeurent relativement méconnues (chapitre deux). La politique actuelle des jeux, enfin, est-elle adaptée aux profondes mutations, actuelles ou prévisibles, de ce secteur ? Les principales différences entre les trois principaux secteurs intéressés concernent : - l'offre et la demande de jeux, - l'impact de ces activités, - la situation des opérateurs (statuts et structures, relations avec l'administration). A l'origine, les offres et la clientèle des trois principales catégories d'opérateurs de jeux en France étaient nettement différenciées. Bien qu'ils tendent depuis quelques années à s'atténuer, ces clivages continuent cependant d'exister dans une assez large mesure.
Bien qu'une certaine diversification des offres et des conditions dans lesquelles elle sont proposées finissent par les conduire à se concurrencer quelque peu (voir plus loin), celles-ci conservent la marque de leur différenciation d'origine, analysée par le conseil de la concurrence dans sa décision du 5 mars 2001 16( * ) . Ce dernier cas bonus de bienvenue casino sans depot y considère, en effet, que « les offres de jeux proposées par la Française des Jeux, le PMU et les casinos ne sont pas substituables entre elles ». Le Conseil distingue les jeux de « hasard partiellement maîtrisé » du PMU de ceux, de « hasard pur », proposés par les casinos et la Française des jeux. Les résultats des paris peuvent être influencés, pour les premiers, par les connaissances et les analyses des joueurs susceptibles d'infléchir, dans une certaine mesure, la loi des probabilités. S'agissant des seconds, la diffusion sur tout le territoire des produits de la Française des Jeux contraste avec celle, géographiquement limitée, des activités des casinos qui en sont donc bien distinctes. Les caractéristiques de la clientèle de cette dernière correspondent grosso modo à celles de la population française. Leur profil sociologique reflète la diversité sociale du pays avec une légère sur-représentation des ouvriers et une proportion de retraités (mais pas des inactifs dans leur ensemble) légèrement moins élevée. - Par comparaison, 15 % seulement des Français jouent aux courses au moins une fois dans l'année, les parieurs étant à 65 % des hommes âgés de 35 à 49 ans et issus de milieux socio-professionnels généralement modestes. L'IPSOS, en 1996, évaluait à 96 % le taux de notoriété des produits de la Française des jeux 17( * ) , contre 53 % pour le PMU 18( * ) . - Selon le Parisien du 18 août 2001, 45 % des adultes français ont fréquenté au moins une fois un casino et 41 % des habitués sont des inactifs (sans emploi ou retraités), proportion nettement plus élevée qu'à la Française des jeux (24 %). Concernant les machines à sous, une étude du sociologue Jean-Pierre Martignoni-Hutin révèle que si le plus gros des effectifs se situe dans la classe des adultes de 30 à 50 ans (37 %), les personnes ayant passé la cinquantaine (51-70 ans) pèsent autant que les moins de trente ans (29 % chacun). Près de 60 % (59,4 %) exercent une activité professionnelle et 76 % possèdent un diplôme de niveau égal ou supérieur aux CAP-BEP ou BEPC. Des écarts importants existent entre les mises moyennes engagées par les joueurs selon le type de jeu : - 30 F pour la Française des jeux - 60 F pour le PMU 19( * ) - 250 F pour les machines à sous, dont la clientèle est pourtant moins huppée que celles des jeux traditionnels des casinos, preuve du caractère particulièrement addictif de ces engins. L'espoir de gains particulièrement importants fait rêver les uns. Le nombre de gagnants millionnaires a été en 2000 de : - 598 pour la Française des Jeux ; - 187 au PMU. D'autres préfèrent gagner plus souvent des sommes moins élevées. C'est possible avec des jeux comme : • deux-sur-quatre du PMU (250 F de gain moyen pour une mise de 20 F) ; • banco, morpion et vegas dont un ticket sur quatre, à peu de chose près, est gagnant ; • enfin, les machines à sous des casinos, si l'on résiste à la tentation de réinvestir ses gains, pour tenter sa chance (très faible) de toucher le « jackpot ». Votre rapporteur n'a pu recueillir de statistique permettant de mesurer, pour les trois principales catégories d'opérateurs, la fréquence et le montant moyen des gains. Concernant les autres motivations des joueurs figurent le caractère distrayant et la convivialité (citée par plus de 70 % des sondés d'une étude du PMU sur le marché des jeux et sa clientèle tandis que M. Martignoni-Hutin souligne, à propos des machines à sous, le rôle de la sociabilité et de la famille dans l'initiation ludique).
En tout état de cause, le PMU possède le monopole des paris sur les courses de chevaux, et les casinos (pour le moment) celui de l'exploitation des machines à sous. Les paris à cote étant interdits en France, au bénéfice, exclusif, de systèmes mutualisés, les seuls jeux relatifs aux courses de chevaux autorisés appartiennent à la catégorie des jeux de répartition. En revanche, la majeure partie des jeux traditionnels des casinos sont des jeux de contrepartie (de cartes, de dés ou, surtout, de roue). La Française propose les deux sortes de jeu : le Loto (plus d'un quart des mises en 2000) est un jeu de répartition ; le Keno et le Rapido (près de 20 % à eux deux) sont des jeux de contrepartie. La spécificité de ses offres, dont le renouvellement est particulièrement rapide, n'en est pas moins marquée (notamment avec les jeux de grattage, dont elle a l'apanage ou comme Keno et Rapido qui allient la chance à une certaine réflexion dans la prise de risque).
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- Ainsi, les deux tiers de nos concitoyens jouent aux jeux de la Française des jeux. Les caractéristiques de la clientèle de cette dernière correspondent grosso modo à celles de la population française. Leur profil sociologique reflète la diversité sociale du pays avec une légère sur-représentation des ouvriers et une proportion de retraités (mais pas des inactifs dans leur ensemble) légèrement moins élevée. - Par comparaison, 15 % seulement des Français jouent aux courses au moins une fois dans l'année, les parieurs étant à 65 % des hommes âgés de 35 à 49 ans et issus de milieux socio-professionnels généralement modestes. L'IPSOS, en 1996, évaluait à 96 % le taux de notoriété des produits de la Française des jeux 17( * ) , contre 53 % pour le PMU 18( * ) . La simplicité et la facilité d'accès ont aussi leur importance. Elles font défaut aux jeux traditionnels des casinos et les cantonnent à une clientèle restreinte. L'émotion que provoque le spectacle des courses, vécu en direct sur les hippodromes ou grâce à la télévision, constitue un atout particulier pour le PMU. - 34 % seulement des joueurs de la Française jouent une fois par semaine ; - en revanche, 32,5 % des adeptes des machines à sous jouent plusieurs fois par semaine et 5,7 % tous les jours ; - quant à la clientèle du PMU, elle comporte 47 % de joueurs hebdomadaires dont : 22 % qui jouent une fois par semaine 22 % plusieurs fois et 3 % tous les jours.